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pepiteday
#s1712 Posté le 25/09/13 à 09:26 Lu 1112 fois
http://www.sudouest.fr/2013/09/14/scenario-regional-etudie-pour-gascogne-1168388 -3446.php

Scénario régional étudié pour Gascogne
Les entreprises landaises Biolandes et DRT étudient le dossier de rachat du groupe aquitain, en situation délicate .
Dominique Coutière, fondateur de Biolandes.
Dominique Coutière, fondateur de Biolandes. (photo dr)
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Le groupe landais Gascogne, qui emploie plus de 2 000 salariés et qui se trouve en situation délicate, va-t-il être racheté par des industriels régionaux ? La chose n'est pas sûre, mais pas impossible. Car le dossier est regardé de près par deux emblématiques sociétés landaises : Biolandes, numéro un français de la production de matières premières naturelles pour la parfumerie, et DRT, spécialisé dans la chimie de la résine.

Gascogne, né entre les deux guerres avec la papeterie de Mimizan, exerce trois autres métiers : la fabrication de sacs, la production d'emballages complexes et la transformation du bois (scierie, parquets, etc.). Le groupe dispose de plusieurs usines dans les Landes, ainsi qu'à Marmande (Lot-et-Garonne) et à Saint-Symphorien (Gironde).

Un gros endettement

Déficitaire, endetté à hauteur d'une centaine de millions d'euros, Gascogne, qui a aujourd'hui pour actionnaire principal la holding EEM, se débat depuis des mois dans un processus de négociation avec les banques, supervisé par le Ciri (Comité interministériel de restructuration industrielle), organisme public national de suivi des entreprises en difficulté. Une échéance, peut-être différable, est fixée au 30 septembre. Mais, en tout cas, la pérennité de l'entreprise passe par l'abandon d'une grosse part des créances bancaires, un apport d'argent et l'arrivée de nouveaux actionnaires.

Après le désistement de fonds qui semblaient souhaiter démanteler le groupe, DRT, déjà actionnaire minoritaire de Gascogne, et Biolandes regardent donc le dossier de près. Pour Dominique Coutière, fondateur de Biolandes (600 personnes), qu'il dirige avec ses trois enfants, la participation au rachat de Gascogne serait un nouveau défi de taille. Mais cet homme à la fois prudent, audacieux et rigoureux, ne se lancera pas à n'importe quelle condition.

Nécessaires investissements

Outre un tour de table d'une trentaine de millions, auquel il est prêt à participer substantiellement, la pérennisation de Gascogne passe à ses yeux par des investissements de plusieurs dizaines de millions et par la réforme en profondeur du mode de gestion d'un groupe dont toutes les branches ont, selon lui, un avenir, à condition d'être rationalisées.

On saura d'ici quelques jours ou quelques semaines si la solution ainsi ébauchée parvient à se concrétiser. Ce qu'il y a de sûr, en tout cas, c'est que tout doit être fait pour éviter le naufrage d'une entreprise dont la disparition serait une catastrophe pour le massif forestier et pour l'ensemble de la filière.

 
 
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pepiteday #1 Posté le 25/09/13 à 12:03   Citer
prudence

Le Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest (Sysso) tenait, hier, son assemblée générale annuelle à Morcenx, en présence de plus de 500 personnes. À cette occasion, le président Bruno Lafon a rebondi sur une information de « Sud Ouest » (lire notre édition du 14 septembre) selon laquelle Biolandes et DRT, deux entreprises landaises, étudient le dossier Gascogne afin de se porter, éventuellement, acquéreur.

Bruno Lafon a dit ne pas en savoir davantage. Pour autant, a-t-il déclaré, « quand deux groupes régionaux s'intéressent à la reprise du groupe Gascogne en difficulté, je pense que le syndicat doit s'y intéresser aussi : nous devons nous positionner, nous ne devons pas laisser passer cette opportunité. On ne peut pas rester insensible car c'est une partie de l'avenir du massif qui se joue dans cette affaire. » Le destin de Gasgogne est effectivement « important pour l'avenir du massif », a confirmé le président du Conseil général, Henri Emmanuelli qui a apporté des précisions. « C'est un dossier que j'ai suivi de très près », dit-il. « Il est compliqué et l'affaire n'est pas bouclée. » Toutefois, il espère un dénouement « d'ici à deux mois ».

Henri Emmanuelli a évoqué notamment le rôle joué par Boris Vallaud, directeur de cabinet d'Arnaud Montebourg au ministère du Redressement productif, mais aussi ancien secrétaire général de la préfecture des Landes. « Il s'est montré très vigilant en évitant que Gascogne ne soit repris par des fonds de pension qui auraient conduit tout droit au démantèlement. »

Emmanuelli « confiant »

Henri Emmanuelli a confirmé aux sylviculteurs que les deux industriels landais cités sont bien « sur les rangs », même si l'un d'eux (il n'a pas dit lequel) n'avait « pas été facile à décider ». Il s'est réjoui que le Syndicat des sylviculteurs prenne position et l'a même invité à aller plus loin : « ce serait une excellente chose d'entrer dans le tour de table, ça encouragerait ceux qui se lancent dans la réhabilitation de cette entreprise ».

Se déclarant « très confiant », le président du Conseil général - qui agit aussi au titre de la Caisse des dépôts et de la Banque publique d'investissement (BPI) - ne recule pas devant les images fortes : « ils vont nous faire d'un avion à hélices, un véritable jet ! »

La fiscalité doit évoluer

Cette assemblée générale a également été marquée par l'intervention de Jean-Yves Caullet, député (PS) de l'Yonne, président de l'Office national des forêts (ONF) et auteur d'un rapport remarqué sur l'avenir de la filière forêt-bois commandé par le Premier ministre.

En matière de fiscalité, thème cher au Syndicat des sylviculteurs, il a estimé qu'il y a « des progrès à faire ». Il s'est notamment prononcé pour que « l'épargne destinée à être réinvestie en forêt puisse bénéficier de conditions fiscales aussi intéressantes que la propriété du sol ».

L'objectif est de « drainer une épargne fixée sur le long terme pour financer le cycle forestier ». Le propos a été apprécié puisqu'il fait écho au travail mené par le syndicat à ce sujet.

Reste à le traduire dans les actes (loi de finances, loi d'avenir pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt).

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