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Laurhaq
#s912 Posté le 07/06/10 à 10:05 Lu 2121 fois
      C'est assez bien expliqué ... 

 Les impôts expliqués par un Prof....EXCELLENT ! 
 
 Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas.
 Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.
 
 Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros. (Normalement,
 cela ferait 10€par personne).
 Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna ceci :
 · Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne paient rien.
 · Le cinquième paye 1 euros
 · Le sixième paye 3 euros
 · Le septième paye 7 euros
 · Le huitième paye 12 euros
 · Le neuvième paye 18 euros
 · Le dernier (le plus riche ?!) paye 59 euros.
 Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement.
 Jusqu'au jour où le tenancier décida de leur faire une remise de fidélité !
 « Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20€sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. »
 Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20€de remise de façon équitable ? 
 Ils réalisèrent que 20€divisé par 6 faisaient 3.33 euros.
 Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6ème homme devraient être payés pour boire leur bière.
 Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre, il fit donc les
 calculs. Ce qui donna ceci :
 · Le 5ème homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (un pauvre de plus ? Ndt)
 · Le 6ème paya 2€au lieu de 3 (33% réduction) 
 · Le 7ème paya 5€au lieu de 7 (28% de réduction) 
· Le 8ème paya 9€au lieu de 12 (25% de réduction) 
 · Le 9ème paya 14€au lieu de 18 (22% de réduction) 
 · Le 10ème paya 50€au lieu de 59€(16% de réduction)
 Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.
 Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :
 « J'ai seulement eu 1€sur les 20€de remise », dit le 6ème il désigna le 10ème « lui, il a eu 9€».
 « Ouais ! dit le 5ème , j'ai seulement eu 1€d'économie » « C'est vrai ! » s'exclama le 7ème , « pourquoi aurait- il 9 euros
 alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction » 
 « Attendez une minute » cria le 1ier homme, « nous quatre n'avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres ».
 Les 9 hommes cernèrent le 10ème et l'insultèrent.
 La nuit suivante le 10ème homme (le plus riche ?!) ne vint pas.
 Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important :
 ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !
 Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition.
 Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.
 Taxez les plus fort , accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais.
 
 En fait ils vont boire à l'étranger...,
 
 Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire.
 Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

 Signé
 David R. Kamerschen, Ph.. D.
 Professeur d'économie


 
 
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algorab #1 Posté le 07/06/10 à 10:38   Citer
ouais mais tu oublies de dire que prés de 60 % des recettes des impots c'est la tva + tipp (sans compter csg et rds) et ça quelque soit notre condition on la paye tous.

frdong ID, CT #2 Posté le 07/06/10 à 12:22 | Modifié le 07/06/10 à 13:22   Citer
Sans vouloir rentrer dans un débat politique, face a la quelle je reste sans conviction, puisque là n'est plus réellement le pouvoir..
Juste quelques chiffres et avis contradictoires, pour que chacun puisse se faire sa propre opinion.
Faut aussi avoir conscience, que toutes ses statistiques sont biaisées par le fait, qu'elles ne peuvent prendre en compte tous les profits engendrés dans les paradis fiscaux par des sociétés "écran" ou intermédiaires.


Cliquer pour agrandir

http://fr.wikipedia.org/wiki/Budget_de_l%27%C3%89tat_fran%C3%A7ais



LA VÉRITÉ SUR LES PROFITS ET LES SALAIRES

Dans l'optique du « partage des profits » définie par le Président Sarkozy, la Commission Cotis prépare un rapport sur la part des profits et des salaires et sur les écarts de salaires en France. Le Figaro en a dévoilé les premiers résultats, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne vont pas dans le sens dénoncé par beaucoup : la part des profits n'est pas plus élevée qu'en 1960, elle est même la plus faible d'Europe. Quant aux écarts de salaires ils se resserrent. C'est l'arroseur arrosé, les ennemis du profit et des patrons en sont pour leurs frais.



Le taux de marge au même niveau qu'en 1960 !

Au début du mois de février, lorsque Nicolas Sarkozy proposait un nouveau partage des profits (la fameuse règle des trois tiers), il avait chargé le directeur de l'Insee d'une « mission d'analyse et de concertation sur le partage des profits et les écarts de rémunération en France ». Le but : « Aboutir à un constat chiffré sur le partage de la valeur ajoutée qui soit suffisamment incontestable pour être accepté par les partenaires sociaux ». La mission Cotis entre dans la phase finale de ses travaux et Le Figaro en a fourni en avant-première les premiers résultats. Nos autres confrères ont peu commenté ces chiffres, tant ils vont à l'inverse du politiquement correct. Ils seront de toutes façons officiels d'ici peu.

Le premier élément intéressant concerne le taux de marge des sociétés non financières. C'est une notion plus large que le seul profit (il faudra encore déduire les amortissements, les frais financiers sur les emprunts et l'impôt sur les bénéfices pour arriver au profit, qui est donc très inférieur au taux de marge), mais il donne une bonne image, par contraste, de ce qui ne va pas directement aux salariés : si le taux de marge est de 30%, la part des salariés (salaires et charges sociales, donc rémunération directe et indirecte) est d'environ 70%.



Actuellement, ce taux de marge est d'environ 31% (31,2% exactement). Or c'est exactement le chiffre que l'on avait avant le choc pétrolier, c'est-à-dire dans les années 60 et au début des années 70 : le discours suivant lequel les profits n'ont cessé de progresser au détriment des salaires est donc faux. Il est vrai qu'après le choc pétrolier, ce taux s'était effondré, fragilisant nos entreprises, pour tomber à 24% en 1982, sous le gouvernement Mauroy. Il a ensuite peu à peu remonté, jusqu'à atteindre 34% au début des années 90 et depuis on constate une érosion lente. A la limite, nos bons marxistes, comme leur maître, devraient plutôt souligner « la baisse tendancielle du taux de profit » : pas exactement le discours ambiant.



Les profits les plus faibles de l'Union européenne

Autre comparaison intéressante, celle des taux de marge par pays, au sein de l'union européenne : la France est « en bas de l'échelle européenne ». Selon les derniers chiffres connus, l'Italie en est à 42,5%, l'Allemagne à 40,7%, comme les Pays-Bas, la Belgique à 39,4%, la moyenne de la zone euro à 39,3%, l'Espagne à 37,1%, le Royaume-Uni à 35% : nous voilà derniers avec 31,2%. Faut-il alors s'étonner de la fragilité de nos entreprises ?

En effet, cette marge, après avoir servi à payer les intérêts, à financer les amortissements et à payer l'impôt sur les bénéfices, sert avant tout soit à rémunérer les actionnaires, soit à l'investissement (elle sert d'ailleurs aussi à rémunérer les salariés en cas de mécanisme d'intéressement). L'autofinancement est donc conditionné par l'importance de cette marge. C'est ce que les sociaux-démocrates avaient bien compris en Allemagne, en affirmant, suivant la formule du chancelier Helmut Schmitt, « les profits d'aujourd'hui font les investissements de demain et les investissements de demain les emplois d'après-demain ». Sans profit élevé, pas d'investissement, donc pas de développement de l'entreprise. Quant au financement externe, l'entreprise n'en trouvera que si elle est capable de le rémunérer correctement, surtout dans une économie mondialisée, d'où la nécessité, à nouveau, d'avoir des marges suffisantes pour verser des dividendes attractifs.



La vérité sur les écarts de salaires

Le rapport Cotis aborde un autre point essentiel, celui des écarts de salaires. Ici, on nous permettra de contester radicalement la présentation biaisée du Figaro (« La mission Cotis pointe les disparités salariales »). C'est exactement le contraire, du moins si l'on garde un minimum de rigueur scientifique. En effet, le seul élément fiable et représentatif concerne les écarts de salaires entre les 10% de salariés les mieux payés et les 10% les moins bien payés : cet écart était de 1 à 4 en 1965 et il est tombé de 1 à 2,97 en 2006, dernier chiffre connu. Or il ne faut pas oublier que c'est l'écart entre les salaires, et non les revenus, donc avant redistribution sociale et avant impôt sur le revenu : quand on connaît le poids des prestations sociales d'une part et de l'impôt sur les revenus élevés de l'autre, on voit que l'écart en France entre déciles extrêmes est extrêmement faible. On pourrait même le trouver démotivant : à quoi bon progresser et faire effort, si le gain espéré est relativement minime ?

Pourquoi le titre du Figaro est-il à l'opposé ? Le titre ne fait référence qu'à un cas très particulier et limite, celui des 0,1% des Français les mieux payés, soit 13 000 personnes, dont le salaire a progressé de 2,51% par an en moyenne lors des dix dernières années (contre 0,63% pour l'ensemble des 10% les mieux payés et 1,03% pour les 10% les plus pauvres). Autrement dit, on monte en épingle le cas d'une infime minorité, dont on peut discuter les rémunérations -on ne s'en est pas privé à propos des revenus de certains PDG- mais qui ne peut, par son petit nombre, être représentative. Il n'est pas scientifique de comparer les 0,1% les mieux payés avec les 10% les moins payés et de mettre en lumière le cas de 13 000 personnes. Pourquoi, pendant qu'on y est, ne pas comparer le SMIC avec le salaire du meilleur footballeur : c'est pittoresque, mais pas pertinent, car c'est l'arbre qui cache la forêt.

En conclusion, on attend avec intérêt les commentaires de M. Cotis ou du président Sarkozy lorsque ces chiffres seront officialisés. Ce qui est évident, c'est qu'on ne redressera pas l'économie française en réduisant le taux de marge des entreprises (qui a dû en outre depuis les chiffres de 2007 s'effondrer avec la crise), et on n'incitera pas les Français à progresser, à vouloir améliorer leur situation, donc celle du pays, avec des écarts de salaires réduits à presque rien.

Jean-Yves Naudet
Le 5 mai 2009




Par GRÉGOIRE BISEAU



Inégalités. Dans les versions intermédiaires du rapport qui ont déjà circulé, le rapport Cotis relève, sans grande surprise que la part de la valeur ajoutée versée aux salaires (67 % en 2007) est «stable» depuis vingt ans. Mais derrière cette façade se cachent en réalité de nombreuses inégalités.

Inégalités entre les entreprises d'abord. «Un quart des entreprises consacrent aux salaires plus de 89 % de leur valeur ajoutée. A l'autre extrême, un autre quart y consacre moins de 44 %», écrit le rapport. Inégalité salariale ensuite. Alors que l'écart entre les 10 % de Français les mieux rémunérés et les 10 % les moins payés restaient stable (voire diminuait) depuis de nombreuses années, ce n'est plus du tout le cas aujourd'hui. Depuis la fin des années 90, les salaires versés aux plus riches progressent beaucoup plus vite.

Par ailleurs, le rapport rappelle que si le pouvoir d'achat de la masse salariale a bien progressé de près de 2,3 % par an entre 1995 et 2007, cela n'est pas contradictoire avec un salaire net par tête qui lui stagne quasiment. L'explication de ce paradoxe ? La croissance des effectifs, relativement forte depuis le milieu des années 90, s'explique par une «importante contribution des emplois faiblement rémunérés».

Qu'en est-il des profits ? Si leur part dans la valeur ajoutée est stable depuis la fin des années 80, elle s'est accompagnée, d'une montée en flèche des dividendes versés aux actionnaires. Une hausse historique permise notamment par le désendettement des entreprises.

Extrême. De ce constat (qui devrait emporter un très large consensus chez les économistes), les organisations syndicales ont voulu retenir que ce qui les arrangeait. La CGT y a a vu «l'explosion des plus hautes rémunérations». A l'autre extrême, le Medef déclare ne pas avoir à rougir de la «façon dont est repartie la valeur ajoutée en France».





http://brises.org/notion.php/Salaire/marche-travail/salariat/cout-travail/revenu/notId/53/notBranch/53/

Salaire

Banque de Ressources Interactives
en Sciences Economiques et Sociales

C'est un revenu du travail. Il est fixé dans le contrat de travail par lequel le salarié loue sa force de travail à un employeur sous l'autorité duquel il se place.
Définition

Le salaire est un revenu du travail. Il est fixé par un contrat de travail par lequel le salarié loue sa force de travail à un employeur sous l'autorité duquel il se place.

Le mot salaire est associé à de très nombreux adjectifs. Certaines de ces expressions doivent être connues :

* Le salarié perçoit un salaire net, égal au salaire brut moins les cotisations sociales salariales (à sa charge) et que l'employeur lui retient.

Pour l'employeur, ce qui compte dans la détermination de ses coûts, ce n'est pas le salaire qu'il soit brut ou net, mais le coût salarial qui est égal au salaire brut, augmenté des cotisations sociales patronales (à la charge de l'employeur). Le coût salarial est donc ce que coûte, au total, le salarié à un employeur. C'est un des éléments qui détermine les décisions de l'employeur (embaucher ou ne pas embaucher, etc.).
En résumé :

Coût salarial = salaire net + cotisations sociales salariales + cotisations sociales patronales Salaire net = salaire brut - cotisations sociales salariales

* Le salaire indirect (ou social) désigne l'ensemble des prestations sociales reçues par les salariés (retraites, allocations, indemnités journalières, ....) et qui sont financées par l'ensemble des cotisations sociales.

* Le salaire minimum est fixé par les pouvoirs publics et on ne peut payer aucun salarié, en principe, en dessous de celui-ci. En France, il a été instauré en 1950 avec le SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti), devenu SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance) en 1970. Celui-ci est indexé sur les prix et sur l'évolution du salaire moyen des ouvriers. La progression du pouvoir d'achat du Smic est donc garantie.

* Le salaire nominal est mesuré en prix courants, c'est le salaire tel qu'il est indiqué sur le contrat de travail, la fiche de paye, etc. Le salaire réel indique le pouvoir d'achat du salaire nominal, à prix constants donc. Si la hausse des prix est identique à l'augmentation du salaire nominal, le pouvoir d'achat stagne, il n'augmentera que si la hausse du salaire nominal est supérieure à celle des prix. On peut calculer le salaire réel soit en monnaie constante, soit en indices en volume (quand on a plusieurs années) :

Salaire réel = (salaire nominal / indice des prix) x 100
Ou bien : indice du pouvoir d'achat (base 100 année t) = [indice du salaire nominal / indice des prix (base 100 année t)] x 100

* Le salaire aux pièces (en fonction des quantités produites) est moins répandu que le salaire au temps (horaire ou mensuel). Pour les cadres, il est forfaitaire.

Enjeux

Les salaires distribués par l'entreprise ont pour origine les richesses créées dans l'entreprise par les salariés grâce aux moyens de production, propriété de l'entreprise. La question est donc de savoir comment les richesses créées sont réparties : une partie de la valeur ajoutée va aux actionnaires et à l'entreprise, une autre partie va aux salariés en échange de leur activité productive, la dernière partie allant aux administrations publiques sous forme d'impôts.

Il y a donc, à l'intérieur de l'entreprise, à régler la question de la répartition de la valeur ajoutée (on se doute que chacun veut la plus grosse part !) mais cette question doit prendre en compte des contraintes externes : dans un contexte très concurrentiel, la comparaison des coûts salariaux de pays à pays va être au c?ur des stratégies des entreprises, cette comparaison pouvant déboucher sur des délocalisations ou des IDE permettant de créer des emplois à l'étranger et non dans le pays.

Enfin, la question des salaires et surtout celle de l'évolution de leur pouvoir d'achat a des enjeux macroéconomiques : comprimer la progression de l'évolution du pouvoir d'achat des salaires peut permettre de conserver des emplois en France, mais si la productivité augmente sans que la demande n'augmente (puisque le pouvoir d'achat ne progresse pas ou peu), on peut craindre les suppressions d'emploi.

Tendances

Après une longue période (jusqu'à la fin des années 1970 environ) pendant laquelle la part de la valeur ajoutée allant aux salaires a augmenté, on a observé un retour de balancier : la part de la valeur ajoutée allant aux bénéfices a réaugmenté sensiblement en France depuis 1985. Ainsi les profits des entreprises françaises ont atteint ces dernières années des records.

On peut considérer que cette évolution est favorable aux investissements dans la mesure où elle permet un financement aisé du fait du niveau des bénéfices. Cependant, si la demande n'augmente pas ou peu, on peut douter que les entreprises aient beaucoup besoin d'investir...

Indicateurs

L'évolution des salaires est mesurée en règle générale par l'évolution du pouvoir d'achat des salaires (c'est-à -dire celle des salaires réels). Comme on a du mal à connaître tous les salaires, un indicateur souvent utilisé est celui de l'évolution du pouvoir d'achat du SMIC, qui donne une idée de l'évolution générale des salaires.

Un autre indicateur utilisable est celui du partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits. Il montre quels sont ceux qui bénéficient le plus de la croissance entre apporteurs de capitaux et apporteurs de travail. Remarquons que la part allant aux salaires peut diminuer sans que cela signifie que les salaires diminuent : pour cela, il suffit que les salaires augmentent moins vite que la valeur ajoutée.

Erreurs Fréquentes

Ne pas confondre :

* Salaire brut et salaire net : le salaire brut est celui qui figure dans le contrat de travail et en haut de la feuille de paie, le salaire net est celui que perçoit réellement le salarié, celui qui est viré sur son compte bancaire. La différence entre les deux, qui n'est pas minime (plus de 20% du salaire brut en général), correspond au montant des cotisations sociales à la charge du salarié qui sont prélevées par l'employeur et versées directement par lui aux caisses de Sécurité sociale.
* Salaire net et salaire réel : le salaire réel est le résultat d'un calcul visant à éliminer les effets de l'inflation pour connaître l'évolution du pouvoir d'achat du salaire (en général, net) au cours du temps.
* salaire et revenu : le salaire est un revenu, mais tous les revenus ne sont pas des salaires, loin de là (pensez aux allocations familiales ou aux allocations chômage, aux dividendes perçus par les actionnaires, aux loyers perçus par les propriétaires d'appartement, par exemple). Même si l'on prend uniquement les revenus du travail, il en existe qui ne sont pas des salaires : les travailleurs indépendants perçoivent des revenus du travail (souvent difficiles à distinguer des revenus du capital) qui ne sont pas des salaires.

En Savoir Plus

On peut trouver sur le site de l'Insee de très nombreuses informations chiffrées ainsi que des analyses sur l'évolution des salaires, les inégalités de salaires, etc.

On trouve également sur le site du Ministère du Travail de nombreuses études et informations statistiques.




http://www.lyc-arsonval-brive.ac-limoges.fr/jp-simonnet/spip.php?article574

Évolution du partage entre épargne salariale, revenus distribués aux propriétaires du capital et épargne de l'entreprise, depuis 1990
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http://www.lyc-arsonval-brive.ac-limoges.fr/jp-simonnet/spip.php?article264
...Les évolutions récentes conduisent à relativiser cette conclusion. Le récent rapport intitulé Le partage des fruits de la croissance en France et le rapport sur Le partage de la valeur ajoutée confirment les principaux résultats mis en évidence par Camille Landais dans Les hauts revenus en France(1998-2006) : Une explosion des inégalités ?. .

frdong ID, CT #3 Posté le 07/06/10 à 12:35   Citer
un autre article intéressant
http://www.monde-diplomatique.fr/2001/09/PIKETTY/15597

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