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Global Equities #1 Posté le 21/12/09 à 00:24    
Humeur :
France : le syndrome du « pouf » ...


Le Président a tranché. Alors que de nombreuses personnalités de tous bords politiques et jusqu'à son premier conseiller lui demandaient de lancer un grand emprunt de 100 milliards d'euros, Nicolas Sarkozy s'est finalement rendu à la raison : l'emprunt ne sera pas grand. Il ne portera que sur 35 milliards, dont 22 milliards financés directement par appel aux marchés. Oublié donc le financement par le peuple français qui aurait certes permis un plébiscite en cas de succès, mais qui aurait coûté beaucoup plus cher en termes de rémunération et qui, à en croire les sondages, n'aurait pas suscité un engouement exceptionnel. Là aussi, la raison l'a donc encore emporté.

Dès lors, au-delà des personnes qui hier souhaitaient un emprunt encore plus massif et qui aujourd'hui se plaignent, à juste titre d'ailleurs, que ce grand emprunt va forcément générer un grand impôt ; la grande majorité des observateurs économicopolitiques paraît formelle : le petit grand emprunt principalement axé sur les universités et la recherche-développement est une bonne chose, dans la mesure où il ne met pas en péril (du moins apparemment) les finances publiques, tout en permettant de lancer la France sur la route du futur.

En fait de futur, il s'agirait plutôt de « retour vers le futur ». Car, le coup du grand emprunt censé engager la France sur le chemin de l'excellence n'est pas nouveau. MM. Giscard, Maurois, Balladur nous avaient annoncé la même chose lors du lancement des emprunts qui portent leur nom et nous attendons encore les résultats. Du moins les résultats positifs, car les coûts en termes d'aggravation des déficits publics sont bien présents ...

Evidemment, le gouvernement actuel demande aux Français de lui faire confiance pour éviter les erreurs des emprunts précédents. D'ailleurs, il pourrait sembler opportun de rappeler que c'est notamment grâce à l'emprunt Pinay de 1952-58 que la France a pu s'engager dès les années 60 dans des programmes à succès, tels que le nucléaire, le TGV, l'Airbus ou Ariane. Mieux, c'est justement dans les domaines des investissements d'avenir fortement coûteux et dont le retour sur investissement est à la fois très lointain et incertain que l'Etat doit jouer un rôle déterminant.

S'il est donc possible de laisser le bénéfice du doute à l'actuel « grand » emprunt, il y a néanmoins des réalités concrètes et mathématiques très différentes de celles des années 1960 et début 1970. Pour commencer, la France évoluait à l'époque dans une phase de croissance exceptionnellement forte appelée les Trente Glorieuses. Le taux de chômage n'était alors que de 2,5 %, si bien que les économistes d'alors estimaient que les chômeurs étaient presque exclusivement volontaires. De plus, la natalité était forte, la pyramide des âges extrêmement favorable et les systèmes de retraite par répartition largement financés. Enfin et surtout, la dette publique ne représentait que 15 à 18 % du PIB. Son coût était donc modique et permettait par là même à l'Etat d'engager de grands chantiers d'avenir.

Aujourd'hui, la situation est malheureusement bien différente. La croissance française est structurellement molle, le taux de chômage est structurellement élevé et les systèmes sociaux de santé et de retraite par répartition sont de plus en plus difficilement financés. Pis, la dette publique avoisine les 80 % du PIB et la charge des intérêts de la dette représente environ 3 % de ce dernier. En d'autres termes, les marges de manoeuvre de l'Etat français sont beaucoup plus minces que dans les années 60.

« Et alors ? diront certains, il faut bien faire quelque chose. De plus, ajouteront-ils, l'Etat est justement là pour assurer la paix sociale. D'ailleurs, concluront-ils, c'est bien grâce à son Etat Providence ultradéveloppé et à ses fameux stabilisateurs automatiques que la France peut s'enorgueillir d'être l'un des pays de la zone euro qui a le moins souffert pendant cette crise et a vu son PIB reculer de « seulement » 2,3 % en 2009 ».

Nous y voilà ! Selon eux, il n'y aurait pas trop d'Etat dans l'économie française, il en faudrait même plus, d'où l'idée du grand emprunt. Si cette thèse peut évidemment sembler séduisante, voire irréfutable, elle n'en est pas moins erronée et surtout très dangereuse. C'est ce que nous appelons le « syndrome du pouf ». En effet, il faut reconnaître que, grâce à ses protections et à ses perfusions publiques en tous genres, l'économie française est protégée contre une chute trop violente. Ainsi, lorsqu'elle tombe, elle s'affale sur un pouf qui lui permet donc d'amortir le choc et d'assurer une certaine paix sociale à court terme. En revanche, une fois bien installé dans le pouf, il est généralement très difficile de se relever. C'est là tout le problème des aides et autres stabilisateurs qui permettent certes de limiter les dégâts lors de la chute mais empêchent ensuite l'économie de se redresser rapidement et fortement, notamment à cause de son coût exorbitant qui impose une pression fiscale extrêmement forte.

Mais faisons-nous les avocats du diable en soulignant que finalement c'est peut-être cela le modèle social français : beaucoup d'impôts et de dépenses publiques associées à une croissance molle. Cela fait trente cinq ans que cette situation existe, pourquoi ne pas la prolonger ? Ceux qui tiennent ce discours et surtout ceux qui y croient commettent une erreur tragique. Car, ce que la France a pu se permettre lorsque sa dette publique n'était que de 20 %, 30 % ou même 60 % du PIB, elle ne le peut plus avec un ratio de 80 %. Et ce d'autant que si dans les années 80-90, la croissance structurelle de la France était de 2,5 % par an, elle n'est plus aujourd'hui que de 1,3 %, c'est-à-dire un niveau hautement insuffisant pour assurer le simple paiement annuel des intérêts de la dette publique. Autrement dit, nous avons vécu sur nos acquis depuis 35 ans, et c'est maintenant l'heure de payer la facture. Et oui, à force de s'enfoncer dans le pouf, ce dernier s'est affaissé et ne dispose plus de l'épaisseur suffisante pour amortir les chocs ...

Soyez néanmoins rassurés et ne gâchez pas l'ambiance des fêtes de fin d'année : la France s'est octroyé un délai de paiement jusqu'en 2012. Ainsi, en dépit de tous ces dérapages publics, les agences de notation ne prendront certainement pas la responsabilité de dégrader la note de la France avant 2012 pour ne pas peser sur les élections présidentielles, maintenant par là même l'Hexagone et l'ensemble de la zone euro d'ailleurs dans une sorte de coma artificiel. Par contre, une fois ces échéances passées, l'incapacité de financer la retraite par répartition (justement à partir de 2012) et les coûts budgétaires du « grand » emprunt imposeront aux agences de notation d'engager une dégradation de la note de la dette publique française. Mais bon, comme d'ici là, la fonte des glaciers aura détruit la planète, il ne faut pas s'en faire ...

Marc Touati



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Global Equities #2 Posté le 21/12/09 à 00:30    
Quid de l'économie cette semaine ?
Etats-Unis, zone Euro : l'inflation est de retour, et alors ?


Chose promise, chose due. Sans aucune surprise (du moins pour ceux qui suivent nos publications et nos prévisions), l'inflation est de retour des deux côtés de l'Atlantique.

Après huit mois consécutifs de déflation aux Etats-Unis et six mois dans la zone euro, le glissement annuel des prix à la consommation est repassé en territoire positif en novembre 2009. Pas de panique cependant, puisque le retour de l'inflation en novembre n'est qu'un mouvement de correction logique de la baisse des prix observée il y a un an.

Ainsi, pour prendre l'exemple français, en novembre 2008, les prix à la consommation avaient baissé de 0,5 %. Dès lors, en dépit d'une hausse mensuelle de 0,1 % en novembre 2009, le glissement annuel s'est tendu mécaniquement de 0,6 point pour atteindre + 0,4 %. Nous sommes donc toujours très loin de l'hyperinflation. En fait, sauf cataclysme imprévu, cette dernière n'a aucune chance de s'imposer dans les prochains trimestres.

Certes, compte tenu du prolongement de l'effet de base haussier déjà en marche depuis trois mois, l'inflation va encore nettement augmenter en décembre 2009 et janvier 2010. En effet, en décembre 2008 et janvier 2009, sous l'impulsion de la forte baisse des prix énergétiques, les prix à la consommation ont baissé de respectivement de 0,2 % et 0,4 %.

Dès lors, même si les prix n'augmentent que de 0,2 % en décembre 2009 et stagnent en janvier 2010 (notamment à cause des soldes), le glissement annuel des prix à la consommation hexagonaux atteindra 0,8 % en décembre, puis 1,3 % le mois suivant.

Faible inflation et croissance molle s'installent en France.
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Un mouvement similaire s'observera dans l'ensemble de la zone euro, avec une inflation qui pourrait même atteindre 1,7 % en janvier 2010. S'il n'y aura donc évidemment rien de dramatique, cette reflation pourrait néanmoins inciter la BCE à changer son fusil d'épaule, dans le meilleur des cas, en adoptant un discours restrictif et, dans le pire des cas, en augmentant son taux refi dès le premier trimestre.

Au-delà des dégâts qu'une telle décision produirait sur la croissance de la zone euro, celle-ci constituerait également une erreur sur le front de l'inflation, car cette dernière ne devrait pas excéder les 1,5 % en moyenne sur l'ensemble de l'année 2010, tant en France que dans la zone euro. La baisse des prix dans de nombreux secteurs d'activité en novembre dans l'Hexagone (- 0,1 % pour l'ensemble des produits manufacturés et - 0,2 % pour les services) montre d'ailleurs que les entreprises n'ont absolument pas les moyens d'augmenter fortement leurs prix.

La concurrence et la faiblesse de la demande sont telles qu'une hausse excessive des prix serait suicidaire pour les entreprises qui la pratiqueraient. De plus, avec un chômage élevé et en progression, les salaires resteront contenus, limitant de facto les pressions inflationnistes.

Autrement dit, il ne faut pas se tromper d'ennemi : en dépit d'une augmentation inévitable, l'inflation restera sous contrôle en 2010. En revanche, la faiblesse de la croissance et la hausse du chômage ne sont absolument pas sous contrôle et pourraient malheureusement réserver de mauvaises surprises en 2010, surtout si les taux d'intérêt augmentent ...

Ce qui est d'autant plus troublant réside dans le fait que si c'est aux Etats-Unis que la reflation est la plus forte (le glissement annuel des prix à la consommation a déjà atteint 1,8 % en novembre), c'est également là bas que la Banque Centrale est la plus conciliante et n'hésite pas à annoncer qu'elle maintiendra durablement des taux directeurs très bas.

L'inflation américaine augmente sans danger.
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Cette stratégie peut apparaître encore plus détonante pour un monétariste au regard des bons chiffres de l'activité économique américaine. Ainsi, après la forte hausse des ventes au détail en octobre et novembre et la réduction du déficit extérieur (cf. le quid de l'économie de la semaine dernière), c'est au tour des mises en chantier et surtout de la production industrielle de confirmer le fort rebond de l'économie américaine.

Le rebond de la production industrielle ne fait que commencer.
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Et pour cause : après avoir déjà nettement augmenté de juillet à septembre (+ 3 %), puis stagné en octobre, la production industrielle de l'Oncle Sam a encore progressé de 0,8 % en novembre. Son acquis de croissance pour le quatrième trimestre atteint déjà 1,2 %, soit 4,8 % en rythme annualisé.

Autrement dit, grâce à la bonne tenue de la consommation, de l'investissement et de l'activité industrielle, le PIB américain pourrait bien surprendre et augmenter de plus de 3 % en rythme annualisé au quatrième trimestre. Alors, même si l'inflation montera mécaniquement à 2,5 % dans les prochains mois, ce n'est pas si grave. Mieux vaut avoir 3 % d'inflation et 3 % de croissance (en volume, donc près de 6 % en valeur), plutôt que de se s'enorgueillir d'une inflation inférieure à 2 % en pâtissant d'une croissance d'au mieux 1,5 %. Suivez mon regard ...

Marc Touati



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Global Equities #3 Posté le 21/12/09 à 00:35    
La météo économique de la semaine écoulée

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Global Equities #4 Posté le 21/12/09 à 00:40 | Modifié le 21/12/09 à 00:41    
Les Marchés
L'euro/dollar de 2009 à 2010 : le yoyo continue.


Il s'agit certainement de l'anniversaire qui est passé le plus inaperçu l'an dernier, en l'occurrence, les dix ans de la création de l'euro. Il faut dire qu'avec la récession historique subie par l'Europe et notamment par la zone euro depuis le deuxième trimestre 2008, les esprits n'étaient pas à la fête.

Pourtant, si ce dixième anniversaire ne nous rajeunit évidemment pas, la situation de l'euro n'a quasiment pas changé en dix ans. Ainsi, l'euro n'a pas réussi à s'imposer comme un concurrent sérieux au dollar, ni dans les transactions internationales ou dans les réserves de change. Ainsi, le billet vert représente toujours 50 % des premières et 70 % des secondes.

Pis, l'Union Economique et Monétaire (UEM) est toujours incapable d'influencer le cours de sa devise qui reste donc largement piloté par le bon vouloir des Etats- Unis et depuis quelques années de la Chine.

A cela, il faut aussi ajouter une constante, à savoir le monétarisme orthodoxe de la BCE qui favorise un euro fort au service d'une inflation plus que limitée et au grand dam de la croissance économique eurolandaise.

Pour toutes ces raisons, l'euro reste donc une variable d'ajustement hautement volatile et dont l'évolution ne répond malheureusement pas aux fondamentaux économiques de l'UEM.

L'Euro killer.
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Les soubresauts de la monnaie unique en 2009 nous en ont donné une parfaite illustration. Ainsi, après une flambée meurtrière et hautement spéculative en 2008 qui va le propulser jusqu'à 1,60 dollar, l'euro va très logiquement se replier vers les 1,25 dollar fin 2008 et début 2009.

Tout paraissait alors au mieux pour relancer significativement la croissance eurolandaise. Mais la BCE en a décidé autrement en refusant de baisser son taux refi entre 0 et 0,5 %, comme l'ont pourtant fait toutes les banques centrales des pays développés, y compris dans des pays où la récession était moins forte que dans la zone euro (par exemple aux Etats-Unis ou en Suisse).

En maintenant un taux refi à 1 %, la BCE va alors alimenter les mouvements de carry trade, notamment du dollar vers l'euro, d'où une nouvelle flambée de ce dernier jusqu'à 1,50 dollar. Ce niveau sera notamment atteint en en octobre-novembre, lorsque la BCE a commencé à laisser entendre qu'elle n'hésiterait pas à remonter ses taux directeurs lors du retour de l'inflation.

Pour autant, le repli récent de l'euro a confirmé que la base de l'appréciation de l'euro/dollar était principalement spéculative.

Ainsi, à partir du moment où les marchés intègrent que la croissance américaine est bien meilleure que celle de la zone euro, ils commencent à délaisser à juste titre la devise européenne pour revenir logiquement vers le billet vert.

Les écarts de croissance sont en faveur du dollar depuis 2008 et vont continuer de se creuser en 2010.
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Bien entendu, l'appréciation du dollar face à l'euro ne sera pas rectiligne. Et ce notamment parce que la BCE devrait resserrer son étreinte monétaire dès le premier trimestre.

En effet, face à une inflation de 1,7 % en janvier 2010, l'Institut francfortois risque d'être pris à son propre piège du soi-disant risque inflationniste, ce qui le contraindra à augmenter son taux refi en dépit de la faiblesse de la croissance.

Cette triste décision pourrait donc stopper la dépréciation de l'euro. Du moins temporairement, car, compte tenu d'une croissance américaine proche de 3 % (en glissement annuel) au premier trimestre, d'une baisse du chômage durable et d'un rebond logique de l'inflation, la Réserve Fédérale devrait, elle aussi, resserrer ses taux directeurs d'ici la fin du printemps.

L'évolution du spread de taux Fed-BCE sera déterminante.
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Les marchés n'auront alors plus de raison de spéculer sur un dollar faible et accéléreront l'appréciation de ce dernier vers les 1,20 pour un euro à l'horizon de l'automne 2010.

A moins que ce retour vers un euro/dollar plus en phase avec les fondamentaux économiques ne soit gâché par une remontée trop forte du taux refi, une nouvelle flambée intempestive du baril (par exemple lors de la saison des cyclones) ou encore un accident géopolitique majeur.
Une chose est sûre : le marché des changes restera très animé et la volatilité de l'euro/dollar toujours aussi forte.


L'euro/dollar de janvier 2008 à décembre 2009 : attention les secousses ...
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Marc Touati



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Global Equities #5 Posté le 21/12/09 à 00:48    
Analyses et perspectives
Gone with the Wind.


En 2008, La Chine a doublé ses capacités dans la production d'énergie éolienne en installant 6,3 GW supplémentaires. La Chine et l'Inde ont représenté 30% des nouvelles capacités mondiales, autant que les Etats Unis, et en dépit d'une année 2009 difficile, le contexte demeure plus que jamais favorable au développement de l'éolien.

Certains pays plus durement affectés par la crise, comme l'Espagne, ont du réduire leurs budgets consacrés à l'extension des capacités et les volumes sont en nette diminution. Mais la demande de fermes éolienne redémarre en Europe et les prix des turbines se stabilisent en Asie.

En Allemagne, l'éolien représente déjà 7,5% de la consommation totale d'électricité et en Espagne, l'énergie éolienne a généré 31.000 GW/h couvrant plus de 11% des besoins d'électricité du pays. En France, 60% des nouvelles capacités de génération électrique étaient d'origine éolienne en 2008.

Les installations éoliennes tripleront d'ici 2013
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Mais c'est la Chine qui continuera à tirer le marché mondial des installations éoliennes et le Global Wind Energy Council prévoit qu'à fin 2013 la capacité installée dans le monde dépassera 330 GW contre 120 GW à fin 2008. Les capacités totales de La Chine, stimulées par des mesures d'incitation très favorables destinées à diversifier le mix énergétique du pays, devraient représenter 100 GW en 2020 contre 20 GW estimés en 2010.

Or, les 3 plus gros fabricants locaux de turbines, Goldwind, Sinovel et Dongfeng Electric ne disposent pas de capacités suffisantes pour répondre à la demande. Celles-ci ne dépassent pas 4 GW. Aussi, les équipementiers occidentaux Vestas, G.E, Gamesa, Nordex et Repower ainsi que le fabricant indien Suzlon gagnent des parts de marché en Chine.

Les équipementiers éoliens sous-performent depuis 3 mois
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Vestas Wind (316DKK) est le leader mondial avec une part de marché de 20%. Le résultat du 3ème trimestre était largement meilleur qu'attendu avec un Ebit en croissance de 53% à 244M€. Sur les 9 premiers mois de l'année, la Chine représente 14% des ventes de Vestas contre moins de 11% en 2008, et pour le seul T3, la Chine contribue à hauteur de 16,8% de ses ventes en volume. Le carnet de commande à fin septembre s'élève à 3,5Mds€. Sa capacité de production atteindra 10GW en 2010, année pour laquelle le fabricant danois anticipe un marché très dynamique en Asie avec des commandes significatives dès le 1er trimestre. Sa valorisation de bas de cycle, tout en restant modérée, offre une prime de 10% par rapport à un multiple d'Ebitda moyen de 7,5x pour l'ensemble du secteur. Sa part de marché mondiale ainsi que ses marge élevées ne sont toutefois pas prises en compte à ce stade du cycle. Rappelons, en effet, qu'en milieu de cycle Vestas se paye en moyenne 5x son actif net et 13,5x son Excédent brut d'exploitation.

La décote de Gamesa (11,40€) est en revanche plus importante. Les changements intervenus au sein du management et les incertitudes qu'ils ont suscités, mais également l'exposition à l'Espagne (29% de son chiffre d'affaires) ont fait baisser le titre de 30% en 3 mois. L'Ebit de l'activité « Turbines » au 3ème trimestre recule de 17% à 164m€. Sa marge opérationnelle, bien qu'inférieure de moitié à celle de Vestas, résiste bien à 7,2% grâce à l'intensification des économies de coûts. Le revenu moyen par MW délivré augmente et l'activité du T4 progressera mécaniquement compte tenu d'un carnet de commandes étoffé. A fin décembre 2008, le backlog 2009-2012 s'élevait en effet à 11,7 GW.

Par ailleurs, Gamesa continue de consolider ses positions en Chine. Celle-ci représente 14% de ses ventes sur les 9 premiers mois de 2009 contre 13% sur la même période de 2008.

Son portefeuille de fermes éoliennes, d'une capacité de 23.000 MW représente 20% de la valeur d'entreprise et 15% de l'Ebitda du groupe. La moitié de ce portefeuille correspondant aux actifs espagnols et d'Europe continentale sera monétisée dans le cadre d'un apport à un joint-venture détenu à 75% par Iberdrola Renovable et à 25% par Gamesa. Cetteopération qui a pour but de recentrer Gamesa sur son core business interviendra le 1er juillet 2011.

Vestas Wind (VWS DC Equity, DK0010268606) en quelques chiffres
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Avec un multiple d'Ebitda de 6,85x 2010 estimé, Gamesa présente une décote de 16% par rapport à ses
comparables et de 40% par rapport à son multiple moyen de milieu de cycle. Aussi, Elle ne se paye que 1,7x son actif net contre une moyenne de bas de cycle de 2,3x pour les équipementiers éoliens.

Gamesa (GAM SM Equity, ES0143416115) en quelques chiffres
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Philippe Moni
(vendeur institutionnel)




Global Equities #6 Posté le 21/12/09 à 00:51    
Les évènements à suivre du 21 au 25 décembre
Une nouvelle semaine favorable outre Atlantique


Cette semaine l'actualité économico-statistique sera marquée par la publication finale du PIB aux Etats-Unis en rythme annualisé pour le troisième trimestre (mardi). Il faudra également suivre le détail des revenus et des dépenses des ménages américains (mercredi) ainsi que les commandes de biens durables (jeudi).

De l'autre côté de l'Atlantique, nous suivrons mercredi les dépenses des consommateurs français pour le mois de novembre.

  • Mardi 22 décembre, 14h30 (heure de Paris) : la hausse soutenue du PIB américain au troisième trimestre se confirme.

  • Au troisième trimestre, la croissance annualisée du PIB américain est passée de 3,5% en première estimation à désormais 2,8%. Cette légère révision est essentiellement imputable à l'investissement des ménages et au déstockage qui ont été revus à la baisse. Parallèlement, l'investissement des entreprises a augmenté de 2,3% sur la période (contre une hausse de 1% annoncée en première estimation). La publication finale des comptes nationaux pour le troisième trimestre devrait confirmer la deuxième estimation et afficher une hausse du PIB de 2,8% en rythme annualisé.

    Pour le quatrième trimestre du fait de la bonne tenue de la consommation, de l'investissement mais aussi de
    l'activité industrielle, le PIB américain pourrait augmenter de plus de 3% en rythme annualisé.

  • Mercredi 23 décembre, 8h45 : les dépenses des consommateurs français régressent légèrement en novembre.

  • Après avoir déjà augmenté de 2,4% en septembre, la consommation des français en produits manufacturés a encore progressé de 1,1% en octobre. Ainsi malgré la hausse du chômage et la faiblesse du pouvoir d'achat, les consommateurs français font de la résistance. Qui plus est, si en septembre les dépenses ont surtout été soutenues par la prime à la casse qui a généré une augmentation de 10,2% de la consommation automobile, cette dernière n'a progressé que de 0,6 en octobre. Pour le mois de novembre après deux mois de hausse significative, nous anticipons une petite correction et la consommation des ménages devrait se replier légèrement de 0,2% portant le glissement annuel à +3,5%. Toutefois les fêtes de fin d'année ainsi que les soldes de janvier devraient favoriser les dépenses des ménages qui continueront a soutenir significativement la croissance française.

  • Mercredi 23 décembre, 14h30 : les revenus et les dépenses des ménages américains augmentent encore en novembre.

  • Après avoir progressé pour un troisième mois consécutif en septembre, les revenus des ménages américains ont affiché une hausse de 0.2% en Octobre. Pour le mois de novembre, nous anticipons une progression de 0,5% des revenus aux Etats-Unis, principalement du fait des destructions d'emplois qui régressent fortement (précisément 11 000 en novembre soit le «meilleur résultat» depuis décembre 2007) mais également grâce à la hausse des salaires hebdomadaires moyens qui ont progressé de 0,7% sur le seul mois de novembre soit leur plus forte hausse depuis mars 2008. Dans ce cadre, les dépenses des ménages qui avaient déjà augmenté de 0,7% en octobre devraient confirmer leur bonne tenue et afficher une hausse de 0,9% en novembre.

  • Jeudi 24 décembre, 14h30 : hausse des commandes de biens durables au Etats-Unis en novembre.

  • Aux Etats-Unis les commandes de bien durables ont reculé de 0,6% en octobre mais après un rebond de 2,2% revu en forte hausse par rapport à l'estimation initiale (qui faisait état d'une progression de 1%). En d'autres termes, l'investissement des entreprises reste sur la voie de la reprise et en dépit de leurs forte volatilité, les commandes de biens durables devraient augmenter de 0,7 % en novembre. Ceci principalement du fait de la bonne tenue de l'indice relatif aux commandes de la dernière enquête ISM dans l'industrie manufacturière qui affiche un niveau de 60,3 en novembre. Les commandes hors transport qui avaient régressé de 1,3% octobre devraient augmenter de 1,5% en novembre.

    Jérôme Boué



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    Global Equities #7 Posté le 21/12/09 à 00:53 | Modifié le 21/12/09 à 00:54    
    Calendrier complet des statistiques et
    évènements de la semaine
    :


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    Global Equities #8 Posté le 21/12/09 à 00:55    
    Chiffres de la semaine du 14 au 18 décembre

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    Source : Bloomberg



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    Global Equities #9 Posté le 21/12/09 à 00:57    
    Synthèse sectorielle de la semaine
    DJ Stoxx 600

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    Global Equities #10 Posté le 21/12/09 à 00:58    
    Calendrier des publications et versements de dividendes

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    Global Equities #11 Posté le 21/12/09 à 00:59    
    Rappel de nos prévisions macro-économiques et financières.

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    * Niveau à 14h (heure de Paris)



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